Ces appareils devraient être déployés dès la fin du premier semestre de l'année 2012, conformément au souhait du chef de l'État.
Ils vont être la terreur des automobilistes. Les radars «mobiles-mobiles», ces appareils embarqués dans des véhicules en circulation et banalisés des forces de l'ordre, devraient bel et bien être déployés dès la fin du premier semestre de l'année 2012, conformément au souhait du chef de l'État. L' expérimentation qui a duré six mois dans cinq départements (Somme, Oise, Yvelines, Essonne et Paris), de juillet dernier décembre, révèle que ces tout nouveaux équipements, uniques au monde, fonctionnent parfaitement bien et sont même extrêmement redoutables.
Circulant, par exemple, au milieu d'une trois voies, ils flashent tous azimuts. Ils prennent le contrevenant de droite, de gauche mais aussi celui qui arrive en sens inverse sur l'autre voie. Balayant toute la largeur de la route, ils font ainsi tomber dans leurs filets le moindre excès de vitesse. Lors des essais et sans avoir été utilisé au maximum de ses capacités, chaque radar a donné lieu 800 procès-verbaux par mois qui, dans le cadre de tests, n'ont évidemment pas été adressés.
Mais par la suite, et puisqu'il s'agit d'un système automatisé relié au centre national de traitement des contraventions de Rennes, le conducteur flashé ne se rendra compte de rien. Mais quelques jours plus tard, il recevra son PV dans la boîte aux lettres de son domicile.
Une véritable prouesse technique Pour Jean-Luc Névache, délégué interministériel la sécurité routière, ces équipements sont incontestablement l'avenir. «Avec ce système, personne ne pourra savoir où se trouvent ces appareils puisque installés dans des voitures banalisées en circulation. C'est le moyen absolu de faire respecter les vitesses car tout moment on pourra se faire flasher.»
Ce dispositif est en soit une véritable prouesse technique. Pour réaliser les réglages, il a en effet fallu tenir compte de la (...)